Créatrice du Lions mixte « Orléans les Tourelles » et visiteuse médicale dans le civil.
Quel sens cela a-t-il d’appeler l’attention sur les droits des femmes une fois par an ?
Une fois par an c’est bien. Ça permet de ne pas oublier tous les combats des femmes, à commencer par le droit de vote. À l’échelle internationale, c’est l’occasion de se souvenir de l’action menée en Afrique pour prévenir la fistule obstétricale ou contre les mutilations génitales telles que l’infibulation. Les féministes ont contribué à faire en sorte que des hommes prennent conscience qu’on ne pouvait pas laisser des femmes souffrir de tout cela.
Quelle est la principale cause à défendre pour les droits des femmes aujourd’hui en France ?
Le droit à l’avortement. Pour qu’il puisse être pratiqué avec beaucoup moins de contraintes que celles qui sont imposées aujourd’hui.
Pensez-vous qu’il y ait une régression ces dernières années sur le droit à l’avortement ?
Non, mais il n’y a en tout cas pas d’évolution. C’est le constat qui a été fait lors d’une conférence organisée à l’occasion du dernier congrès national des Zonta Clubs.
Et au niveau international ?
L’égalité hommes-femmes. En politique par exemple, on est loin de la parité. Qu’on ne nous dise pas que c’est parce qu’elles ne veulent pas y aller, parce qu’elles s’occupent de leurs enfants. Il faut que les hommes comprennent que les femmes font souvent deux métiers, celui de maman et leur « vrai » métier dans la vie publique. Il y a des hommes qui aident à préparer le repas, mais d’autres se mettent juste les pieds sous la table.
Comment se manifeste le machisme aujourd’hui dans notre société ?
Par le manque croissant de galanterie. Il est de plus en plus rare qu’un homme vous tienne la porte d’un magasin.
Le mouvement Zonta International est, selon la définition officielle, « une organisation mondiale de femmes, ayant des responsabilités et engagées professionnellement, qui travaillent ensemble pour faire avancer la situation des femmes dans le monde entier ».
Le Zonta Club d’Orléans compte quinze membres – treize femmes et deux hommes. Prochaine action prévue : soutien financier et logistique au 10e anniversaire de l’association Badaboum qui intervient auprès des enfants en hospitalisation longue durée. Le 20 avril, à la salle Gérard-Philipe d’Orléans-La Source.







